Pourquoi j’ai quitté et je retourne sur Facebook

Pourquoi j’ai quitté Facebook

Depuis maintenant un peu plus d’un an, j’avais décidé de fermer mon compte Facebook. J’avais tenté d’utiliser les outils de suicide assisté Web 2.0 Suicide Machine et Seppukoo (du japonais seppuku ou hari-kiri) mais ils étaient déjà aux prises avec des problèmes légaux – gracieuseté de Facebook… Je m’étais donc résigné à vider puis supprimer mon compte à la main! 

Deux raisons m’avaient alors poussé à poser ce geste plutôt drastique:

  1. Réorganisation de l’utilisation de mon temps – Facebook incarnait ce que j’essayais déjà d’éviter avec la télévision: un puits sans fond de temps perdu. Je souhaitais me forcer à utiliser mon temps à d’autres fins plus productives tant au point de vue personnel que professionnel. Fermer mon compte était donc la solution la plus simple et efficace.

  2. Désaccord avec les pratiques de Facebook – J’avais (et j’ai toujours) du mal avec les pratiques de Facebook. À ce titre, on peut compter: les polémiques entourant leur politique de vie privée et leur désir absolu de contrôler leur image en éliminant tout bruit négatif (par exemple Web 2.0 Machine et Seppukoo). Plus récemment, Facebook bloquait les messages contenant un lien vers une invitation Google Plus. Est-ce la seule information que Facebook filtre? Une fois le doute installé, la confiance est dure à regagner:

    Facebook marche aussi sur une ligne mince en plaidant d’un côté ne pas suivre la trace de ses utilisateurs sur le web via les boutons “J’aime”, mais de l’autre côté, enregistre un brevet où “A method is described for tracking information about the activities of users of a social networking system while on another domain.” Suite à cette polémique, Facebook a corrigé le tir, mais a réactivé le problème quelques jours plus tard… Si vous voulez plus exemples, consultez cet excellent billet de Michelle Blanc: Pourquoi Facebook c’est de la merde dans un contexte d’affaires.

Pourquoi je retourne sur Facebook 

Bien que j’étais sans Facebook, mon intérêt pour les médias sociaux n’a pas diminué pour autant. J’ai continué à m’informer et à lire sur le sujet; notamment deux excellents livres: Les Médias sociaux 101 de Michelle Blanc et Six Pixels of Separation de Mitch Joel qui ont grandement alimenté mes réflexions. Bref, avec tout cela j’en suis venu aux constats suivants: 

  1. Contrôle de la technologie – Tout comme pour la télévision (que je n’ai pas jetée aux poubelles), tout est une question de contrôle. Il faut prendre le contrôle de la technologie – et des médias sociaux – et non les laisser prendre le contrôle de notre vie. 

  2. Vie privée – Notre vie privée débute avec ce que l’on décide de ne pas partager et se termine par ce que l’on partage. Le meilleur remède contre une politique de vie privée douteuse et changeante ou tout bogue qui peut soudainement mettre à nu au grand public nos informations que l’on voulait à public restreint est… de ne pas les partager! Je m’arrêterai ici pour l’instant, la vie privée dans les services infonuagiques (cloud computing) est un grand sujet qui méritera bientôt son propre billet.

  3. Nouvelle réalité – Tout comme le téléphone, la radio ou la télévision l’étaient à leur début, les médias sociaux sont une nouvelle réalité dans notre société. J’aime observer comment les gens s’en servent dans leur milieu (personnel, entreprise, éducation, etc.) et les avantages et inconvénients qu’ils comportent. Facebook est actuellement un incontournable en raison de son volume d’utilisateurs et donc un lieu d’observation et une source d’inspiration de premier choix. 

  4. Liberté de choix restreinte – Je suis sur Google+ depuis ses débuts et j’adore sa simplicité d’utilisation, ses fonctionnalités et la facilité avec laquelle on peut configurer l’accessibilité de ses informations. Pas de cachette ni d’entourloupette; on peut rapidement prendre le contrôle du niveau de partage de chaque item. Ajoutez à cela les Hangout où on peut gratuitement et facilement tenir une conférence, partager son bureau, et plus encore (voir les vidéos ci-dessous pour un exemple). 

    Bref, j’aimerais pouvoir choisir – comme c’est le cas pour les services courriel (Gmail, Hotmail, Yahoo Mail, etc.) – le service de réseautage que je préfère et y retrouver ma base de contacts peu importe leur service de réseautage d’appartenance. Malheureusement, ouvrir son réseau ne serait pas un choix financièrement gagnant pour Facebook, donc je continue à rêver! 

    Google Hangout, version standard

    Google Hangout, avec Extras activés

  5. Fins professionnelles – Dans un contexte d’affaire où l’on souhaite réseauter et avoir la plus grande visibilité possible, Facebook est un incontournable.    

  6. Rester connecté – Une autre raison pour laquelle je renoue avec Facebook est simplement pour garder contact plus facilement avec mes amis et mes proches. Depuis quelque temps, je suis au loin plus souvent que je ne le souhaiterais et j’ai constaté que Facebook était un bon moyen de minimiser le sentiment d’éloignement. Il me fait toujours un grand plaisir d’avoir de leurs nouvelles électroniquement à défaut de pouvoir aller prendre un café (ou un verre…) à l’occasion.

  7. J’ai triché – Bon je l’avoue, je regardais (à l’occasion et avec son accord!) le compte Facebook de ma tendre moitié. Rendu à ce point, vaut mieux avoir mon propre compte! 

Au plaisir de vous retrouver sur Google+… ou sur Facebook!

  • Michel Vincent

    Très bon billet! On comprend bien avec cet exemple concret la relation amour-haine qu’on peut avoir avec FB. Malgré tous les attraits de Google +, FB va être très dur à déloger maintenant qu’il est présent chez 99,5% de nos étudiants…